Echanges au coeur de la littérature
L’Institut littéraire suisse a accueilli samedi la 2ème édition des «Rencontres biennoises ». Des teliers de discussion en allemand, en français et en italien ont permis aux écrivains suisses de vivre leurs textesautrement, lors de cette importante plateforme d’échanges et de débats entre auteurs et traducteurs. Des échanges littéraires fructueux, dont la 3e édition pourrait être menacée. La Ville de Bienne ayant refusé, cette année, d’accorder une aide financière à cette manifestation régionale, l’avenir de ces échanges littéraires reste incertain. Parmi les nombreux invités, Daniel de Roulet, écrivain suisse établi en France, encourage ce rendez-vous littéraire, si enrichissant à ses yeux. Cette manifestation lui a permis de se soumettre à la critique d’auteurs confirmés, un public dont il n’a pas l’habitude. Lors de l’atelier de discussion, un texte inédit de l’auteur a été soumis à l’exercice complexe de la traduction. Trois traducteurs, trois possibilités distinctes d’aborder les mots. Avant de devenir écrivain à plein temps, Daniel de Roulet débute une carrière journalistique en tant que pigiste au Journal du Jura. Il n’a alors que 17 ans. L’auteur a conservé ses articles et rit encore en contant les innombrables anecdotes de cette époque révolue. Il entreprend ensuite des études d’architecture, travaille en tant qu’informaticien avant de se consacrer à l’écriture, à partir de 1997. Après des romans très bien accueillis par la critique tels que «L’homme qui tombe» (2005) ou le récent «Kamikaze Mozart» (2007), l’écrivain sort son prochain livre, en avril, intitulé «Un glacier dans le coeur» (éd. Metropolis), portrait de 25 artistes suisses. Pour clore cette journée, sur le coup des 19h30, au Bourg, 15 auteurs ont interprété un extrait de leurs oeuvres récentes. La lecture a débuté par le langage mécanique, d’Andrea Graf, où les mots deviennent sons. Dominik Riedo, Melinda Nadja Abonji, Elena Spoerl, Daniel de Roulet, Rudolf Bussman ou Ainicée Willemin ont, dans leur propre style, donné vie aux mots silencieux, fixés sur le papier. /jsl, Le journal du Jura, 26. Janvier 2009
